Trois femmes disparaissent
Un film d’Hélène Frappat et Joël Farges avec la participation de Franck Priot
Produit par Ghosts City Films et Kolam
Trois femmes disparaissent est un documentaire qui retrace l’histoire de trois générations d’actrices hollywoodiennes — Tippi Hedren, Melanie Griffith et Dakota Johnson.
À travers leurs parcours, le film explore la transmission entre mères et filles, et révèle comment le cinéma peut reproduire des rapports de pouvoir, de désir et de violence, où les femmes sont à la fois mises en lumière et mises en danger.
Synopsis :
Il était une fois une lignée d’actrices adulées d’Hollywood, aux destins peuplés d’oiseaux cruels, de fauves féroces et de mâles séducteurs...
La première, Tippi Hedren, a joué pour Hitchcock la proie des becs et des serres dans Les Oiseaux, et une femme traumatisée dans Pas de printemps pour Marnie. Dans une scène célèbre, l’actrice est réellement agressée par des volatiles. Dans ses Mémoires, elle révèle que le maître du suspense a tenté de la violer et a brisé sa carrière. Là encore, fiction et réalité se confondent.
La deuxième, Melanie Griffith, fille de Tippi Hedren, tourne à treize ans dans Roar, entourée de fauves prétendument apprivoisés. Le tournage tourne au cauchemar : « Aucun animal n’a été blessé. Soixante-dix membres de l’équipe l’ont été. » Blessée à plusieurs reprises, recousue, exposée, elle porte durablement les traces de cette expérience. Devenue star à son tour, avant de disparaître des écrans, elle confiera souffrir de troubles profonds de l’image de soi.
La troisième, Dakota Johnson, dernière de la lignée, incarne une héroïne enfermée dans une relation de domination dans Cinquante nuances de Grey. À son tour, elle se retrouve prise dans une toile où les fantasmes masculins façonnent les corps et les rôles.
Éternel retour jusqu’au vertige...
L’enquêtrice qui mène notre récit interroge ce qui dépasse ces trois destins : le lien entre mères et filles.
« Toute fille est-elle le remake décevant de sa mère ? Peut-on être une femme sans être hantée ? »
Hélène Frappat et Joël Farges nous entraînent dans un vertigineux dédale de doubles, où les femmes, captives de leurs reflets, entrevoient pourtant une possible échappée.
Yoko de Montmartre
Long-métrage (52’ -90’), documentaire
Ecrit et produit par Franck Priot, avec la collaboration d’Hiromi Kimura, réalisé par Joël Farges .
Yoko de Montmartre ressuscite l’itinéraire aussi incroyable qu’oublié de la Japonaise Yoko Tani, qui fut dans les années 50 et 60 la première star d’origine asiatique du cinéma français et européen. Danseuse, actrice au cinéma et sur scène, fille d’une féministe japonaise morte très jeune, Yoko a introduit et inventé en France une nouveau type de beauté féminine, de glamour l’Asiatique.
EN FINANCEMENT
Soutenu par : CNC -Images de la Diversité (aide à l’Ecriture, puis aide au Développement), la Région Occitanie (aide au Développement) et la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa.
Synopsis:
Arrivée à Paris à 22 ans en 1950 pour échapper au mariage, à la pression sociale face à sa liberté de comportement, et peut être la mafia japonaise, cette rescapée des bombardements de Tokyo y devint danseuse et actrice. Elle réussit à être la première Asiatique à séduire sur le grand écran des héros occidentaux, dans des histoires d’amour interraciales transgressant les conventions de l’époque, s’imposant à Cannes en 1960 avec Les Dents du Diable de Nicholas Ray. Dès lors sa carrière est lancée et elle tourne une cinquantaine de films et séries. Yoko séduisait les Occidentaux par son style et sa beauté, qu’ella a d’abord dévoilée au Crazy Horse, et fit basculer l’Europe du «péril jaune» vers la «Yellow Fever», élargissant ainsi les codes du glamour…
Le parcours insensé et oublié de cette « Joséphine Baker asiatique » fut aussi l’éclatante revanche posthume d’une mère féministe au destin tragique dans le Japon en guerre. Car comme nos recherches pour ce documentaire l’ont découvert, la mère de Yoko, Taeko fut, un écrivain féministe étonnante de liberté d’esprit et d’intelligence, bien qu’elle aussi oubliée. Son livre Pour les jeunes filles qui avancent, écrit juste avant sa mort, en pleine guerre, sera pour sa fille un testament. Et ses leçons de vie de femme permettront à Yoko de réussir l’improbable : une carrière dans un monde du spectacle européen pourtant alors totale (et inconsciemment) raciste.