Our productions
KING BABY
écrit et réalisé par Kit & Arran
Deux hommes contemporains ont rejeté le monde moderne au profit d’une existence où ils peuvent dire et faire tout ce qu’ils veulent. Leur quotidien est rythmé par un cycle absurde de faste et de cérémonial, fondé sur un rapport de pouvoir profondément inégal. Lorsque le Roi rêve d’une femme envoûtante, il ordonne au Serviteur de fabriquer une Reine-mannequin à partir du bois d’un arbre.
Le Roi épouse la Reine de bois, et tout semble aller mieux que jamais dans cet étrange royaume dystopique. Les deux hommes traitent cet objet en bois comme s’il s’agissait d’une véritable femme.
Fasciné par sa propre création, le Serviteur développe un amour passionné pour la Reine, tandis que le Roi, brutal, commence à la traiter de plus en plus mal. Rongé par la paranoïa et par des cauchemars troublants de castration symbolique, le Roi cède sa couronne au Serviteur dans l’espoir de retrouver une certaine paix intérieure.
Devenu un dirigeant fantoche, le Serviteur reste néanmoins soumis au pouvoir du Roi, jusqu’à ce qu’il entrevoie une occasion d’améliorer le Royaume et d’émanciper la Reine. Il révolutionne alors le Royaume en promulguant une série de nouveaux décrets progressistes et libéraux.
Le pouvoir a véritablement changé de mains, mais pas nécessairement pour le meilleur. S’ensuit un tourbillon d’isolement, de folie et de mégalomanie meurtrière, qui confronte et interroge deux formes radicalement différentes de masculinité, jusqu’à une image finale d’une puissance terrifiante.
NOTE DES RÉALISATEURS
L’idée de King Baby est née du désir d’explorer les structures patriarcales à travers le microcosme d’un conte allégorique simple.
Initialement écrit comme une pièce de théâtre, le projet cherchait à fusionner les langages du théâtre et du cinéma afin de créer un film capable de tirer parti de ses contraintes géographiques et budgétaires. Inspirés par l’absurdisme ludique de Harold Pinter et les contes de fées revisités d’Angela Carter, nous voulions que notre film soit à la fois malicieux, déstabilisant et stimulant pour la réflexion.
En tant que duo composé d’une personne transgenre et d’une personne cisgenre, nous avons toujours été surpris par les points communs que nous partageons malgré des expériences très différentes. Si le Roi et le Serviteur s’inspirent de responsables politiques et de dirigeants issus aussi bien de la gauche que de la droite, nous avons également dû interroger en profondeur notre propre rapport à la masculinité et nous confronter à certaines vérités inconfortables.
Nous voulions porter un regard critique sur le pouvoir patriarcal, tout en l’abordant avec nuance : permettre à nos personnages d’être, par moments, attachants, pitoyables, drôles et profondément humains. Il nous semblait essentiel de montrer autre chose que les facettes monstrueuses, cruelles et violentes de ce type d’hommes, afin de révéler comment nous pouvons tous être séduits par eux et, par conséquent, devenir complices des mécanismes qui permettent à leurs comportements abjects de perdurer.
— Kit & Arran (Réalisateurs)
Royaume-Uni / France – 82 min – 2024 – Ghosts City (France) / Chimple Pictures (Royaume-Uni), avec le soutien du TRIP (CNC).
Producteurs : Franck Priot & Ye Shu, Kit & Arran, Marc Petey.
Coproducteurs : Xavier Arias, Pascal Salafa.
Producteurs exécutifs : Davin Ansel, Sophie Duez.
Sélections en festivals et prix : International Film Festival Rotterdam – Bright Future – Première mondiale (2024) ; New Horizons International Film Festival – Wrocław, Pologne (2024) ; Edinburgh International Film Festival – Midnight Madness (2024) ; Prishtina International Film Festival – Kosovo (2024) ; SXSW Sydney – Australie (2024) ; Belfast Film Festival – New Cinema (2024) ; London International Fantastic Film Festival – Best First Feature (2024).
LAST FILM
Écrit et réalisé par Jeon Soo-il (Corée)
PREMIÈRE AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE BUSAN 2021 !
Sortie en Corée : décembre 2022
Première comédie de Jeon Soo-il, dont les onze précédents longs métrages, sombres et magnifiques, ont été sélectionnés dans de grands festivals tels que Venise, Cannes ou Busan…
Le personnage principal est un réalisateur de cinéma indépendant qui noue une amitié improbable avec un homme de main travaillant pour des usuriers, auxquels il doit une importante somme d’argent… Cette rencontre entraîne notre héros à la découverte des côtés les plus sombres de sa ville…
#cinéphile #auteur #busan #gangster
Pitch : Busan, Corée du Sud, de nos jours. Le professeur Park peine à garder le contrôle de sa vie, entre ses jeunes étudiants en cinéma aussi passionnés qu’émotifs et les gangsters qui lui réclament l’argent qu’il a emprunté pour financer ses films… que personne ne regarde. Lorsqu’un yakuza cinéphile lui propose d’effacer sa dette en échange d’un film sur sa vie, Park pense avoir trouvé la solution à ses problèmes… Il se trompe lourdement !
Un conte existentialiste, poétique et inquiétant…
Production : Ozon Films (Corée), Dong Nyuk Film (Corée), Ghosts City Films, Irrévérence Films (France).
Sarvam Thaala Mayam (Madras Beats)
Écrit et réalisé par Rajiv Menon (Inde) – Sorti en Inde en 2019
Quand Whiplash rencontre Slumdog Millionaire… À travers la confrontation entre le protagoniste et son maître, le film nous entraîne dans l’Inde contemporaine, du monde de la musique carnatique — la musique classique du sud de l’Inde — à celui de la téléréalité moderne.
Sarvam Thaala Mayam (Madras Beats) est le troisième film de Rajiv Menon, cinéaste reconnu à la fois comme réalisateur et directeur de la photographie.
Sélection officielle – Festival international du film de Tokyo 2018.
#musique #égalité #systèmedecastes #élèvemaître #divertissement #famille
Pitch : Lorsqu’un jeune percussionniste talentueux, issu d’une famille pauvre appartenant à la caste des intouchables, décide d’apprendre à jouer du mridangam (instrument de percussion) auprès du plus grand Maestro, il se heurte au rejet du milieu musical ainsi qu’à celui de sa propre famille. Son talent pourra-t-il surmonter le système des castes et les barrières sociales de l’Inde contemporaine ?
Musique originale composée par A.R. Rahman (Oscarisé pour Slumdog Millionaire), avec de grands noms de la musique carnatique, et la contribution en post-production de membres de l’équipe du film Timbuktu (nommé aux Oscars en 2015) : la monteuse Nadia Ben Rachid et le mixeur Thierry Delor.
Avec G.V. Prakash, Nedumudi Venu, Aparna Balamurali, Vineeth et Kumaravel.
Durée : 1h51
Produit par Latha pour Mindscreen Cinemas, coproduit par Franck Priot (Ghosts City).